Le dispositif Carnot pérennisé

21 Janvier 2015

Le ministre de l’Industrie et la secrétaire d’Etat à l’Enseignement supérieur et à la Recherche ont mis en place une commission « Carnot 3.0 ». Cette commission a été chargée de faire des propositions pour « donner une nouvelle impulsion aux instituts Carnot, qui contribuent d'une manière décisive au redressement du pays ».

Les recommandations de cette commission ont été présentées, ce mercredi 21 janvier 2015, par Jean-Luc Belingard, président de la mission « Carnot 3.0 » et Laurent Malier, rapporteur, à Geneviève Fioraso, secrétaire d’Etat à l’Enseignement supérieur et à la Recherche, et à Emmanuel Macron, ministre de l’Industrie représenté par Pascal Faure, directeur général des entreprises.

Jean-Luc Belingard a souligné la force de ce dispositif qui permet de tirer parti du potentiel des structures publiques existantes pour soutenir l’innovation des  entreprises.

La commission recommande de pérenniser les fondamentaux du dispositif (responsabilisation sur objectifs, simplicité, moyens attribués sur résultats, évaluation régulière, contrôle a posteriori), tout en renforçant les exigences qui y sont associées, et en permettant des entrées de nouveaux instituts.

Pascal Faure est intervenu pour souligner que le dispositif a fait ses preuves pour faire travailler ensemble les mondes de la recherche et de l’entreprise et permettre ainsi aux entreprises d’innover et de mettre sur le marché des produits à forte valeur ajoutée.

Geneviève Fioraso a souligné l’important effet de levier du dispositif Carnot avec des répercussions directes sur l’emploi et la cohésion sociale. Elle a déclaré : « En choisissant comme première orientation d’installer le label Carnot de manière durable dans la politique de recherche en France, ma volonté est de replacer les Carnot dans la perspective plus large du développement de la recherche partenariale dans notre pays. C’est la condition de la compétitivité de notre économie par la qualité, je l’ai déjà dit. C’est aussi une source de financements pour les laboratoires, de nouveaux débouchés pour les jeunes chercheurs et d’attractivité de notre recherche pour les jeunes générations. L’objectif de notre pays doit être d’investir dans la recherche partenariale, d’ici 10 ans, 20% de sa dépense annuelle de R&D publique et privée, à l’image de la plupart des pays de l’OCDE et des nations émergentes. »

Lire le rapport de la commission Carnot 3