Un dispositif médical innovant pour améliorer la fertilité féminine grâce au Carnot Chimie Balard Cirimat !

5 Octobre 2018

Le Carnot Chimie Balard Cirimat et Womed développe un dispositif visant à prévenir les adhérences intra-utérine, origine de fausses couches et de fertilité.
Une innovation issue du département Biopolymères Artificiels de l’Institut des Biomolécules Max Mousseron, composante de l’institut Carnot Chimie Balard Cirimat, et du CHU de Nîmes.

A l’origine de cette innovation médicale, un constat clinique. Les femmes ayant subi une intervention chirurgicale intra-utérine peuvent développer des adhérences intra-utérines. Ces adhérences, aussi appelées synéchies, entravent le développement de l’embryon et augmentent le risque de fausses-couches et de grossesses extra-utérines. Au cours du temps, elles peuvent aussi entraîner des douleurs pelviennes et perturber le cycle menstruel.

En 2013, Stéphanie Huberlant, aujourd'hui chirurgienne gynécologue, commence son doctorat au sein du Département Biopolymères Artificiels de l’Institut des Biomolécules Max Mousseron (IBMM), sur une problématique clinique celle des adhérences intra- utérines, les adhérences formées dans la cavité intra-utérine suite à une intervention chirurgicale.

Après des années de maturation, la start-up Womed naît et propose un dispositif totalement innovant : un film réalisé à partir de polymère biocompatible à introduire dans la cavité intra-utérine.

Cette innovation présente 3 avantages majeurs :

  • Auto-déployable : il limite le caractère invasif de l’opération
  • Anti-adhérent
  • Dégradable : il se dégrade lui-même dans le temps et est évacué par le col de l’utérus.

Le dispositif a été distingué par l’obtention du Grand Prix iLab remis par Bpifrance et le Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’innovation (MESRI).
Une histoire qui est loin d’avoir atteint son terme. Dès le 3 septembre prochain, Womed prendra officiellement ses quartiers au sein du département Biopolymères Artificiels de l’IBMM, à la Faculté de Pharmacie de Montpellier. Le recrutement de deux ingénieurs en CDI et d’un stagiaire sont en cours. Ce qui devrait permettre une mise sur le marché du dispositif médical à l’horizon 2020.

Plus d'information