Mycosensor, un dispositif novateur de détection de contamination fongique pour l’hygiène de l’habitat

En raison de la biodégradation des matériaux et de la survenue chez l’homme de diverses pathologies, notamment respiratoires telles que des allergies, des infections ou des toxi-infections, la maîtrise de la contamination fongique constitue une préoccupation majeure pour divers secteurs tels que les établissements recevant du public (ERP), le patrimoine ou l’agroalimentaire.

L’avancée scientifique / technologique

L’institut Carnot CSTB, Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (http://institut-carnot.cstb.fr), réalise des travaux de R&D dans le domaine des microcapteurs chimiques et biologiques applicables à la surveillance et au diagnostic des aérocontaminants de l’air intérieur, notamment des moisissures. Fort d’un investissement de recherche de plus de dix ans dans le domaine de la microbiologie environnementale, il a mis au point un premier outil novateur dédié à la détection précoce du développement fongique. Afin de prévenir les effets de la prolifération de moisissures, il a développé, puis breveté, un indice de contamination fongique (ICF) basé sur la détection de Composés Organiques Volatils (COV) spécifiques émis dès le début de cette croissance microbienne et avant même l’émission dans l’air de particules délétères. Le CSTB a également élaboré une balise de surveillance intégrant cet indice. Elle est constituée de modules miniaturisés de chromatographie gazeuse et d’un module de détection des COV comprenant des microcapteurs polymères. Une grappe de 6 brevets vient protéger cette approche innovante qui, outre les publications et communications, a reçu le Prix des Techniques Innovantes pour l’Environnement du salon Pollutec 2014.

Avantage concurrentiel apporté aux acteurs économiques

La mise en œuvre de l’ICF (indice de contamination fongique) a établi que, en France, 37% des logements présentaient des contaminations fongiques actives, 10% de ces contaminations étant détectées par examen visuel. Les techniques usuelles, basées sur l’inspection visuelle (qui n’est possible qu’après apparition de signes visibles) ou des méthodes culturales, ne permettent pas la détection d’une contamination récente ou cachée (derrière un revêtement par exemple). Cette balise de surveillance permet de détecter ces contaminations. Elle est en cours d’industrialisation et constitue une avancée majeure par rapport aux produits commerciaux standards reposant uniquement sur l’hygrométrie d’une pièce, facteur démontré comme non corrélé au développement fongique.

Contact :
Institut Carnot CSTB : Rukshala ANTON – rukshala.anton@cstb.fr

 

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